Il est vrai que la Megadrive n'a pas autant marqué les esprits que la Super Nintendo en ce qui concerne les jeux de rôles. Cela dit il existe quelques perles dont Landstalker.

Pour être honnête, Landstalker est plus un mélange RPG et Aventure. Vous aurez donc le même personnage tout au long de l'aventure et vous n'aurez pas à vous soucier de son évolution gérée automatiquement. Les purs et durs du RPG auront peut-être un peu de mal avec cette vision mais celle-ci nous permet de mieux plonger dans l'histoire.

Pour le scénario, celui-ci est très bien pensé. On incarne Ryle, un elfe chasseur de trésor, rien de bien glorieux, et après avoir sauver la vie d'une petite fée nommée Friday, qui ne vous lâchera plus, vous partez à la recherche des trésors du roi Nole. Bien entendu le scénario évolue et votre quête de simple pilleur prend une autre tournure au fil du jeu. De plus il existe quelques quêtes secondaires donnant une bonne durée de vie à ce jeu, cela dit elle aurait pu être un tout petit peu plus nombreuses. A noter aussi que c'est l'un des premiers RPG où l'on commence directement au niveau (quasi) final, bien évidemment vous ne serrez pas à la hauteur et c'est après que la vraie aventure commence.

Je préfère ne pas trop en dire sur le scénario pour ne pas trop bouder votre plaisir. En tout cas l'introduction est très bien réussie puisqu'une fois n'est pas coutume pour l'époque, elle utilise le moteur graphique du jeu. Ce moteur graphique justement est la nouveauté puisqu'il s'agit non pas d'une vue de dessus comme pour la majorité des RPG mais d'une vue en 3D isométrique. De la 2D qui donne une impression de 3D. Ce moteur donne une envergure au jeu. En effet les concepteurs ont utilisé cette particularité pour alimenter le jeu de passage secret, objets cachés etc. Autant dire que le jeu ne sera pas aussi facile que vous le pensez et une bonne manette est obligatoire pour pouvoir progresser dans l'aventure.

Les décors sont très variés et bien souvent utilisés dans ce jeu. Ils sont d'ailleurs beaux pour un jeu 16bits. Les monstres quand à eux ne sont pas en reste, souvent de la même espèce mais pas du même niveau, vous aurez le droit à tout, bulles, orques, trolls, vers, lézards, chevaliers etc. Chacun a bien entendu son style d'attaque et de défense. Par exemple les champignons pourront vous empoisonner ou vous paralyser. Sachez tout de même que Friday n'est pas un simple PNJ (personnage non joueur) comme les autres puisqu'elle vous accompagnera tout au long de votre quête (c'est un peu grâce à elle que vous savez où se trouve les trésors) et surtout vous soignera automatiquement quand vous serez au plus mal. Cela est vraiment appréciable car lors de combat, on ne regarde pas toujours son niveau de vie.

En parlant des combats, ceux là ne se font pas au tour par tour comme la plupart des RPG de l'époque mais en direct, les ennemis sont donc présent à l'écran. Cela permet de rester dans le mode RPG et Aventure, à vous de donner le coup au bon moment et où il faut.

Comme dit précédemment, l'expérience est gérée automatiquement, Ryle deviendra plus fort au fil des combats. Un autre moyen de devenir plus fort est de récupérer les objets magiques. Ils sont uniques et malheureusement peu nombreux, sans doute le seul bémol dans ce jeu. Vous aurez donc armures, bagues, bottes magiques et bien évidements épées qui auront chacune leur attaque spéciale.

Quatre emplacements de sauvegardes sont possibles et dans le jeu, les sauvegardes ne se feront qu'avec un livre de registre et un prêtre. Pour finir les bruitages sont très bons et les musiques très réussies et variées suivant oô vous vous trouverez et la nature des évènements.

Pour conclure Landstalker est un chef d'œuvre. Le genre est bon apportant beaucoup de nouveautés, le scénario riche assurant une bonne durée de vie, les graphismes excellents et pour une fois le moteur graphique apporte quelque chose de plus au jeu. Climax a frappé très fort avec ce jeu qui peut se vanter de rivaliser avec les meilleurs des action/rpg de l'époque. La Megadrive a trouvé là un de ses jeux référence.